8 avril 2008

Remerciements

A tous les lecteurs du blog, et plus particulièrement à ceux qui y ont laissé une petite trace, merci de votre patience, les fôtes, la rhétorique, les mois sans un mot, on a fait comme on a pu avec les moyens du bord. A nos mamans, qui ont galéré de nous voir partir, sans jamais chercher à nous retenir. A nos pères, qui nous ont hébergés ou nous hébergent encore. A la famille en général, pour leur soutient dans la mise en place de cette lubie. Aux aubergistes et les piaules pas chers, presque toujours propres. A Marilou et Edna, pour les barbecues et les bouteilles de vins qui nous ont réchauffé au début. Aux deux demoiselles de Vancouver, pour ce petit parfum de France si loin du pays. A Lee, notre canadien et à ses parents pour nous avoir supportés autour de repas et de feu de bois à l'essence. A Jean Paul, cet artiste. A Anne et sa confiance. A Bertrand et Antoine, mention spéciale pour l'accueil de deux parfaits étrangers. A Sue, the greatest youngest lady in the whole world. A coleen, parce que quand même on l'aimait bien. Au Palet d'or et les pâtisseries, viennoiseries et autres rencontres sympathiques. A Marie Chantal, directement droit dans le cœur. A Jean Yves mon ami. A Diane et à son sourire et d'une façon générale au Québec et aux Québécois pour leur générosité. A Martin pour le départ et l'arrivée.
A Lucas, Buddy, Pheobe, Leila, Moly,Annabelle, Bob, Tchubby, Hylary, Happy, Benny, Oliver, Sparky, l'allemande du basement et autres chiens, chats, veaux, vaches, cochons avec qui nous avons cohabité.
Aux autres, ceux que nous ne nommons pas parce qu'il y en a trop mais que l’on n’oublie pas. Et merci à toi, et merci à moi, aussi parce que l'un sans l'autre ce voyage n'aurait pas été si beau.

Done.

Fin

Et voilà. Il est définitivement l'heure de refermer le blog. Mettre fin à l'aventure Nousdeuxlabas au Canada. Après un gros mois de Mars, qui faisait partie intégrante de l'histoire au même titre que le mois qui a précédé notre départ, nous tournons la page canadienne sans état d'âme particulier. Cette aventure hors norme, en comparaison avec ce que nous avons pu vivre jusqu'à présent, restera bien évidement gravée à jamais dans nos cœurs comme autant de rencontres, d'émotions, d'enseignements. Nous sommes un peu revenus de nos rêves d'enfants et sommes plus que jamais devenus des individus conscients. Si nous devions résumer en un mot notre périple, nous utiliserions facile pour le décrire, libre étant beaucoup trop controversé pour être lâché sans aucune autre forme de procès. Loin de nos racines, largement aidés par la simplicité administrative canadienne, nos esprits se sont habitués à vivre décontractés, sans pression. Facile quoi. Évidemment on en a chié, et pas qu'un peu, les trois premiers mois surtout. Barrière de la langue, difficulté à saisir les us et coutumes de ces satanés colombiens britanniques, difficulté à faire ses courses, difficulté à avoir des amis (Nous avons tant que possible éviter les contacts avec les francophones, québécois ou pvtiste, et ils sont nombreux). Mais comme disait un certain Dostoïevski ou je sais plus qui:"l'homme est une ordure, il s'habitue à tout". Évidemment, dit comme ça, on est d'accord ou pas, mais on vous jure que c'est vrai.

Pour conclure, nous voulions juste ajouter, comme ça au cas où, car on a beaucoup exagéré. Le retour, on nous en a parlé et plus d'une fois comme d'un choc, d'une rupture, de l'atterrissage, celui qui fait mal. Nous devons témoigner et avouer que nous étions légèrement tendus. Finalement, pour celui qui sait qui il est, et qui connaît ceux qui comptent réellement,et bien, il n'est pas si terrible que ça, au contraire, il serait même formidable. A bon entendeur salut.