2 mars 2008

De NYC à NSG

Aéroport Roissy Charles de Gaulle, dimanche 2 mars 2008, 10 heures du matin, heure locale.
Après environ 11 mois et 19 jours passés sur un autre continent, nous sommes de retour sur le territoire français. Un ciel bas et encombré nous accueil. Un ciel parisien ? Pourrait très bien être un ciel Franc-comtois. La première chose qui nous frappe, ce sont les automobiles. Françaises messieurs dames, françaises mignonnes petites autos. Pas très chargé le terminal, quelques douaniers, une bonne douzaine, nous accueillent. Loin de l'hyperactivité des agents américains, ils sont pour la plupart accoudés à une balustrade. Deux mecs sont interpellés, des rebeus bien sûr. Pas de doute, nous sommes bien rentrés. Au premier coup d'œil, l'est pas tellement différente de l'ancienne, cette nouvelle république. Passons.
On téléphone à notre ami Christophe qui nous accueillera de pieds fermes dans son petit appartement de Nuits-Saint-Georges, dans le vignoble bourguignon. Nouveau taxi, périphérique, A6. Tiens les forsythias et les jonquilles sont déjà de sortie. Le printemps est précoce chez nous. Après un changement de chauffeur, qui force Nono à réapprendre le maniement de l'embrayage, on débarque chez Tof. Nous sommes ravis de cette escale chez un ami. Il nous fait visiter le coin, les vignes où il travaille, les vieilles maisons, les vieux mûrs, les vieux clochers. C'est beau le rustique. Décalage improbable entre l'urbaine cité new yorkaise et les propriétés rurales de la Côte d'Or. On mange comme des rois, on boit du bon, du très bon et on s'endort un peu comme des merdes sur le canapé. Vive la France.

1 mars 2008

Retour aux sources



Notre dernière journée sur le continent nord-américain se déroule un peu comme la vieille. Nous dirons que le rythme de notre progression conquérante a légèrement diminué. On redescend Broadway, on reprend le métro, on flâne dans Central Park, on mange mexicain, même pas peur, avant de prendre l'avion pour la septième fois en moins d'un an. L'après-midi se termine, il est l'heure de récupérer les bagages laissés à la consigne de l'auberge. L'avion décolle ce soir aux alentours de 9 heure. Chargés comme des mulets, nous remontons la rue pour se poster sur l'avenue la plus proche. Un taxi arrive dans notre sens, Martin s'avance sur la chaussé et d'un air décidé fait signe au taxi de s'arrêter. Un vrai new yorkais ce Martin. Direction Newark airport, soit une course à 70 dollars. On arrive relativement rapidement à l'aéroport, attentif tout le voyage aux récits de notre chauffeur roumain, tous chargés d'éloges pour notre vieux continent et plein de reproches pour le nouveau monde. On est en avance, tant mieux. L'aéroport de Newark est un vrai non-sens. Un bordel monstre qui a déjà dû paniquer plus d'un passager retardataire. Nous voyageons avec Air India. Billets pas chers et service extraordinaire. Boeing tout neuf, films avec un s aux choix et gratos, à boire, à manger, petit coussin et couverture... Nous sommes aux anges, nous qui étions habitués aux gâteaux secs et aux verres d'eau des vols Air Canada. Tranquillement, notre périple s'achève. Nous n'avons pas encore vraiment commencé notre nuit que déjà il faut rendre les heures volées à l'aller. Hors du temps, nous assistons au spectacle du soleil qui se lève et qui sort la cabine de l'obscurité. A nos montres, il est à peine 2 heures du matin.