
Notre dernière journée sur le
continent nord-américain se déroule un peu comme la vieille. Nous dirons que le
rythme de notre progression conquérante a légèrement diminué. On redescend
Broadway, on reprend le métro, on flâne dans Central Park, on mange mexicain,
même pas peur, avant de prendre l'avion pour la septième fois en moins d'un an.
L'après-midi se termine, il est l'heure de récupérer les bagages laissés à la
consigne de l'auberge. L'avion décolle ce soir aux alentours de 9 heure.
Chargés comme des mulets, nous remontons la rue pour se poster sur l'avenue la
plus proche. Un taxi arrive dans notre sens, Martin s'avance sur la chaussé et
d'un air décidé fait signe au taxi de s'arrêter. Un vrai new yorkais ce Martin.
Direction Newark airport, soit une course à 70 dollars. On arrive relativement
rapidement à l'aéroport, attentif tout le voyage aux récits de notre chauffeur
roumain, tous chargés d'éloges pour notre vieux continent et plein de reproches
pour le nouveau monde. On est en avance, tant mieux. L'aéroport de Newark est
un vrai non-sens. Un bordel monstre qui a déjà dû paniquer plus d'un passager
retardataire. Nous voyageons avec Air India. Billets pas chers et service
extraordinaire. Boeing tout neuf, films avec un s aux choix et gratos, à boire,
à manger, petit coussin et couverture... Nous sommes aux anges, nous qui étions
habitués aux gâteaux secs et aux verres d'eau des vols Air Canada.
Tranquillement, notre périple s'achève. Nous n'avons pas encore vraiment
commencé notre nuit que déjà il faut rendre les heures volées à l'aller. Hors
du temps, nous assistons au spectacle du soleil qui se lève et qui sort la
cabine de l'obscurité. A nos montres, il est à peine 2 heures du matin.
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