29 février 2008

Un jour j'irais à New York avec toi


Motivés après une nuit passée dans le sauna de la chambre, chauffage bloqué à fond, 35°c au moins, nous nous préparons pour affronter la fraîcheur hivernale des rues de New York. Une journée marathon nous attend. Nous sortons et allons déjeuner dans une grosse boulangerie tenue par des mexicains. On profite du premier repas de la journée pour dresser une liste des points remarquables de Manhattan. On a commencé la vieille à prendre nos repères, nous établissons un itinéraire.

La liste est non exhaustive et dans le désordre : Promenade matinale dans Central Park, Burger King à côté de Ground Zero, visite du hall du Rockfeller Center, ascension frigorifique du Brooklin Bridge, se perdre dans Chinatown, se retrouver à Little Italy, fouille au corps sans les chaussures (c'est une manie) à la Statue de la liberté... Une grosse journée mais surtout une sensation. Manhattan est une sensation. Loin de la peur panique et de l'angoisse que nous imaginions, nous sommes surpris par une certaine quiétude. Pourtant, Manhattan est un tourbillon qui vous emporte, qui vous enivre de perspectives, de couleurs, de langages. Difficile de saisir avec des mots cette idée de contraste. Calme et effrénée. Tout est toujours en mouvement. Simplicité et sophistication. Friquée Manhattan ? Luxueuse même. Défilé de mode permanent. L'élégance y est de rigueur pour exister, mais les vagabonds dépareillés que nous sommes sont comblés et presque jamais mis mal à l'aise par tout ce faste et nos yeux se régalent de la vision unique que l'on a seulement lorsque l'on voit pour la première fois...

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