Les clés sont à rendre pour
11heure. Les raquettes aussi. Martin et Nono profitent de la matinée pour les
expérimenter une nouvelle fois. Objectif frisson. Traverser le bras de rivière
recouvert de glace et se rendre sur la petite île une centaine de mètres plus
loin, de l'autre côté. L'aventure se déroule sans encombre. Pas de glace se
fissurant sous nos pieds ni de crevasse sans fond nous avalant sans prévenir.
Pas drôle à raconter sur le blog. Tant mieux finalement. On charge les bagages,
rapportons les raquettes et passons à la pompe. La douce mélodie de l'or noir
s'écoulant lentement dans le réservoir nous rappelle à la cruelle réalité d
e l'automobiliste citron.
Les V6 sont gourmands et les pompistes joyeux dans ce
pays. On profite de la bonhomie du caissier pour établir un itinéraire de
retour un peu touristique. Il nous conseille la route des Roys. Nous pensions
prendre par le nord, elle longe le Saint Laurent, se situe donc plus au Sud.
Pas très difficile de se repérer dans ce pays de lignes droites. Grandes
directions, intersections et nous voilà longeant le fleuve. Les parties
recouvertes de glaces s'enchaînent au rythme des méandres et des
rétrécissements de ce fleuve patinoire. Il y a quelque chose de magique avec ce
fleuve à cette période de l'année. Un quelque chose qui fascine. Dépaysement
assuré. L'hiver qui doucement ralentit toute chose en mouvement est comme une
incitation à prendre son temps. Tranquillement québécois. Pourtant
l'immobilisme n'est qu'une illusion. Rien n'est figé. Et sous la glace, le
courant s'écoulant inexorablement vers l'océan... Et notre carrosse qui rejoint
finalement la capitale et son cap diamant. Le phare dirige les navires vers
l'embouchure du port. Nouvelle halte à la pompe. Mal à la carte bleue. Retour
rue Sainte Ursule. Décharger les bagages. Rendre la voiture. Fin de l'aventure
Mauricienne.
1 commentaire:
Ah pour faire des conneries y a toujours du monde!Mais je crois que je vous aurais accompagné avec joie si j'avais été là!
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