28 février 2008

Une grosse pomme

Dans la série, on prend l'avion et on en change, il y a pas mal de compagnies qui nous proposaient des vols avec escale à New York, ou Newark, pour des prix très intéressants. Dans la série, Nousdeuxlabas, on voyage aussi pour en voir, du pays, on avait bien en tête de flâner un peu sur le chemin du retour, pendant qu'on y est.
Tout en restant dans une logique de prix raisonnables, toute escale du genre Los Angeles, Mexico ou encore Rio de Janeiro étaient automatiquement écartées. Restaient alors sur la route Londres, Dublin, New York... Alors on s'est dit, puisqu'on est en Amérique, et puis aussi parce qu’on n’y va pas tous les jours, va pour New York. Comme Martin était d'accord aussi, nous y sommes aller tous les trois.

Escale à Montréal. Douane. Petit papier vert. Les deux index et la rétine au scanner. On enlève nos chaussures. Nouveau détecteur. Pas de bombe ni de brosse à racine ? C'est bon, tout est en règle, au suivant. On s'en faisait toute une maladie de ces douaniers made in USA. C'était pas si terrible que ça finalement. Il est vrai qu'en matière de douaniers suspicieux, on en a une solide expérience, nous, jeunes frontaliers franco suisses amateurs de festivals et de virées Biennoises. Bref, après quelques heures et par un temps dégagé, nous survolons l'agglomération New Yorkaise, puis effectuons une boucle au-dessus de Manhattan avec vue imprenable sur the Big Apple et un atterrissage tranquille à l'aéroport de Laguardia.
Malgré tout, il faut bien l'avouer, c'est plein de clichés et sans grande conviction qu'on s'y rendait. Nous avons eu largement le temps de nous lasser des rues rectilignes et monochromes de Vancouver et nous craignions retrouver le même schéma ici. L'avenir nous dira au combien nous avions tort. Nous débarquons donc à Laguardia aéroport. Nous sommes aux Etats Unis Amérique et tout s'accélère.


Take a cab. A yellow one. A true one. A peine trente secondes que nous sommes sortis de l'aérogare et nous voilà embarqués à bord d'une Ford Jaune. Un plexiglas assure la sécurité du chauffeur et un petit écran t'expédie déjà plein les mirettes des pubs pour pilules en tout genre et qui transforment sans effort le gras écœurant en abdo à la Patrick Swayze ou des yaourts sans phosphate pour avoir les poils soyeux et luisants. Au travers d'une trappe, nous confions au chauffeur un petit papier avec l'adresse de l'hôtel écrite dessus. On a beau être bilingue, pour certaines choses, vaut mieux pas prendre le risque de ne pas se faire comprendre. Il nous prévient que nous aurons quatre dollars de péage et ne dira plus que "Come on" et "Let's move your fucking big ass fucking mother fucker !" aux autres usagers de la route, cela toutes les 4 secondes, coups d'klaxonnes en prime. Nous ne dirons plus jamais que les parisiens sont stressés au volant. On croise Harlem et c'est comme on nous avait dit. La 97ième, on change de cap et on traverse Central Park. Dernier coup de klaxon. On arrive à l'hôtel. New York, New York comme disait l'autre...

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