28 février 2008

Are you talking to me?

Savez-vous quel point commun on peut trouver entre Taxi driver, la trilogie du Parrain, West Side Story, Marathon man, Brooklin Boogie, Une journée en enfer, Malcom X , Maman j'ai encore raté l'avion, Ghostbusters 1 et 2 , j'en passe et bien d'autres encore ? Ils mettent tous en scène, à différentes époques, les rues de New York. On nous parle toujours de Hollywood, mais une grande partie de notre cinéma à nousdeuxlabas, c'est à New York qu'il a été tourné. Alors forcément, lorsque la première fois que tu cherches tes repères dans la ville, tu tombes sur une multitude de noms que tu connaissais déjà, sans pour autant savoir exactement à quoi ça ressemble. Central Park, Broadway, Time square, Green village, Wall street... Drôle d'impression.
Comme on s'est démerdé pour arriver pas trop tard (on ne change pas de fuseau horaire, c'est pratique), on peut profiter de la fin de la journée. Nous redescendons un peu au pif sur le downtown.


Le vent de face nous cingle le visage. On avait pas eu si froid à Québec. Et c'est long Manhattan. Pas large, une dizaine d'avenues, pour à peu près 120 rues. On loge sur la 96ième. Pour le premier soir, nous nous arrêterons à la 35ième avec au passage une halte sur Time Square la nuit. Lumineux.
Comme il est hors de question de refaire le chemin en sens inverse, l'hypothermie du lobe de l'oreille nous guette, nous décidons de pénétrer dans les entrailles de la ville et ainsi assister au ballet quotidien des salariés New Yorkais regagnant leurs pénates par voie ferroviaire.

Après avoir habillement esquivé deux freaks qui cherchaient à jouer les guides touristiques, on se retrouve sur le quai bondé des lignes 1,2 et 3 du métro. Sardine. La première boîte arrive. On prendra la prochaine. Finalement, avec pas mal de ténacité et en jouant du cul, on parvient à se faire une place dans l'intimité du wagon. Quelques arrêts plus tard et toujours dans un bordel qui ne fait rire que nous, nous arrivons au niveau de Broadway et de la 96ième. Il se fait faim. On rentre dans le premier petit restaurant "qu'à l'air sympa et pas cher". "Cleopatra's needle". Elle était héroïnomane Cléopâtre ? Bref. On nous place tout au fond, une table coincée entre une petite balustrade et un gros piano. Le menu. On commande trois bières. Il nous faudra autant de cartes d'identité pour avoir le droit de s'hydrater. La commande, trois hamburgers. Ben ouais, c'est pas si bon marché que ça finalement. Trois mecs débarquent et commencent à jouer un jazz de salle d'attente. Les serveurs sont hautains. Ont-ils deviné que nous sommes français ? Sûrement. Leur attitude est-elle motivée par la crainte de ne pas avoir de pourboire ? Radin de bouffeur de boudin. Pour ne pas les décevoir, on fout un peu le bordel et on laisse pas un cents de pourliche. Une réputation, ça s’entretient.

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