2 juillet 2007

Goat Mountain, premier 1500

Au cours d'un voyage comme le nôtre, rien ne peut être réellement pensé ou programmé. Certes, le cerveau voudrait planifier. Il imagine sans cesse, il veut maîtriser les évènements, il calcule, il travaille, mais souvent dans le vide. Il veut rassurer l'esprit perpétuellement en alerte que nous sommes. Mais voilà, cela ne marche pas. Il faut être porté par le vent, aller là où il veut bien vous mener, et puis, en y croyant suffisamment fort et en faisant preuve de patience, il vous dépose comme par magie là où votre cœur voulait aller...
Le réveil est plutôt brutal en ce lendemain de fête nationale. Il est vrai que la journée d'hier fut très chargée et sans l'aide de Sopheap, nous serions certainement restés au lit. Nous voilà levés, et nous préparons notre journée sans trop savoir finalement où nous nous rendons. L'objectif qui a vaguement été discuté hier est Grouse Mountain, à North Vancouver. Vague, l'objectif l'est certainement, car lorsque les filles nous ont proposé d'y aller, personnes ne savaient réellement de quoi il s'agissait. Nous savons juste que pour un prix d'or, un téléphérique vous monte jusqu'à un point de vue imprenable de la région. Nous sommes enfin prêts et nous rejoignions Yannick, un pote québécois.

C'est dans cette atmosphère francophone que nous prenons les transports en communs pour nous rendre à Grouse Mountain et après 10 minutes de trajets, deux gaillards nous accostent. Leur fort accent ne laisse pas de place pour le doute, ils sont québécois. L'un deux, Bertrand, nous pose des questions sur la France qu'il aimerait visiter cet hiver. Nous nous transformons volontiers en agents promotionnelles pour notre beau pays et c'est avec enthousiasme que nous en vantons les mérites. Et c'est comme ça que 10 minutes de discussion ont suffi à Bertrand pour nous inviter passer le week-end suivant chez lui. Qui a remis en cause l'hospitalité canadienne ? Il habite l'île de Vancouver et nous programmions d'y faire un trip le week-end suivant, cette rencontre tombe à point, mais ça c'est une autre histoire.
Ces 2 gaillards allaient au même endroit que nous sauf qu'ils envisageaient une ballade un peu plus ardue jusqu'au sommet de Goat Mountain.


Nous avons donc commencé le chemin tous ensemble, à bord du téléphérique à 30 dollars par personne. Très belle ascension et pas très fatigante. Arrivé en haut premier contraste avec le bas, il y fait très frais. Et oui quand on prend de l'altitude l'air se rafraîchi. Nous sommes le 2 juillet, nous ne nous attendions pas à cette température certes, mais encore moins à y trouver de la neige. Les 2 marins étaient bien chaussés, Nono et Sof aussi, mais nos 3 autres acolytes ne l'étaient pas vraiment. Yannick portait des sandales et les nénettes des petites baskets. Nous rappelons que nous n'avions pas prévue une telle ballade.



Arrivés au point de vu, nos 2 nouveaux acolytes décident de continuer pour atteindre leur destination, le sommet de Goat Mountain, Nous décidons de les suivre. Nous laissons là nos autres compagnons pour qui ils devenait dangereux de continuer et pour qui la descente vers le téléphérique s'annonçait périlleuse.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Non mais vous êtes des gaillards du Doubs, le froid ca vous connaît...

GG a dit…

Bien dit !! Surtout si tu as joué le Russey en plein mois de novembre, tu peux tout faire en short ... Avec les cuisses violettes certe, mais tu peux!!