Au cours d'un voyage comme le nôtre, rien ne peut
être réellement pensé ou programmé. Certes, le cerveau voudrait planifier. Il
imagine sans cesse, il veut maîtriser les évènements, il calcule, il travaille,
mais souvent dans le vide. Il veut rassurer l'esprit perpétuellement en alerte
que nous sommes. Mais voilà, cela ne marche pas. Il faut être porté par le
vent, aller là où il veut bien vous mener, et puis, en y croyant suffisamment
fort et en faisant preuve de patience, il vous dépose comme par magie là où
votre cœur voulait aller...
Le réveil est plutôt brutal en ce lendemain de
fête nationale. Il est vrai que la journée d'hier fut très chargée et sans
l'aide de Sopheap, nous serions certainement restés au lit. Nous voilà levés,
et nous préparons notre journée sans trop savoir finalement où nous nous
rendons. L'objectif qui a vaguement été discuté hier est Grouse Mountain, à
North Vancouver. Vague, l'objectif l'est certainement, car lorsque les filles
nous ont proposé d'y aller, personnes ne savaient réellement de quoi il
s'agissait. Nous savons juste que pour un prix d'or, un téléphérique vous monte
jusqu'à un point de vue imprenable de la région. Nous sommes enfin prêts et
nous rejoignions Yannick, un pote québécois.
Ces 2 gaillards allaient au même endroit que nous
sauf qu'ils envisageaient une ballade un peu plus ardue jusqu'au sommet de Goat
Mountain.
Nous avons donc commencé le
chemin tous ensemble, à bord du téléphérique à 30 dollars par personne. Très
belle ascension et pas très fatigante. Arrivé en haut premier contraste avec le
bas, il y fait très frais. Et oui quand on prend de l'altitude l'air se
rafraîchi. Nous sommes le 2 juillet, nous ne nous attendions pas à cette
température certes, mais encore moins à y trouver de la neige. Les 2 marins
étaient bien chaussés, Nono et Sof aussi, mais nos 3 autres acolytes ne
l'étaient pas vraiment. Yannick portait des sandales et les nénettes des
petites baskets. Nous rappelons que nous n'avions pas prévue une telle ballade.
Arrivés au point de vu, nos 2 nouveaux acolytes décident de
continuer pour atteindre leur destination, le sommet de Goat Mountain, Nous
décidons de les suivre. Nous laissons là nos autres compagnons pour qui ils
devenait dangereux de continuer et pour qui la descente vers le téléphérique
s'annonçait périlleuse.
2 commentaires:
Non mais vous êtes des gaillards du Doubs, le froid ca vous connaît...
Bien dit !! Surtout si tu as joué le Russey en plein mois de novembre, tu peux tout faire en short ... Avec les cuisses violettes certe, mais tu peux!!
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