6 novembre 2007

A travers la vieille ville


On sort de la petite boulangerie et comme le suggère la condition de visiteur dans une ville inconnue, nous prenons la direction de l'office du tourisme. Guidé par notre "petit futé", nous nous retrouvons rapidement devant le bâtiment hébergeant l'armée du salut des croisés des temps modernes. Novembre, ce n'est plus vraiment la pleine saison. En plus il pleut. L'établissement est désert et nous avons accès à un guichet immédiatement. Le gars est sympa, un peu étonné quand on lui dit qu'on s'installe pour 4 mois. Il nous renseigne sur les endroits remarquables de la ville, sur les événements à venir, nous donne toute sorte de cartes... Une fois qu'il a terminé, on lui demande comment se porte le marché du travail, où peut-on raisonnablement imaginer s'installer, tout en sachant que l'on ne désire pas trop s'éloigner de la vieille ville et des ces vieilles pierres, et surtout, Ô mystère qui nous tiraille, comment s'équipe-t-on pour affronter le si fameux hivers québécois ? Notre équipement du jour, c'est à dire ce que l'on portait l'hiver dernier, ni plus ni moins, semble convenir. Il est vrai que nous sommes d'ores et déjà affublés de manteaux, écharpes, bonnets... L'élément primordial nous dit-il, c'est les chaussures. Chaudes si possible, mais imperméables surtout pour pouvoir sans trop se poser de question traverser les flaques de "sloche". Nous tenterons l'aventure avec nos chaussures de marche. Nous quittons l'aimable guichetier rassurés, et nous entamons un premier tour d'horizon.

L'office du tourisme se trouve sur la place du château Frontenac, l'édifice emblématique de la ville. 

Par la même occasion, on se trouve presque au sommet du cap diamant sur lequel a été construit Québec il y a 400 ans à quelques jours près. On redescend la ville en direction de l'Université Laval, que l'on longe un temps avant de redescendre vers la place royale, sur les rives du Saint Laurent et de continuer notre route en direction du Quartier du petit Champlain. Le bonheur de se promener dans une ville historique, et qui, de plus, fait de gros efforts pour préserver les vestiges de son passé, serait à son comble si nous n'étions pas désormais bien mouillés par la pluie qui n'a cessé depuis ce matin. Comme nous remontons la vieille côte et que nous sommes bientôt revenus à l'auberge, nous décidons de remettre à plus tard notre découverte de la ville. Nous marquons une pause dans un pub, à l'angle de la rue Couillard, où se trouve notre auberge, et de la rue Saint Jean, qui est l'artère principale du quartier historique. Un accès internet sans fil y est disponible. Nous décidons donc de ne pas perdre un instant et de démarrer sur le champ nos recherches d'appartement. Nous passons plus de 2 heures dans le pub mais la recherche n'est pas vraiment fructueuse. Nous relevons bien quelques annonces mais tout ce qui se trouvent dans nos prix se situent à l'autre bout de la ville bien sûr, loin du charme indéniable des remparts de la vieille cité. Sophie est désignée volontaire pour passer deux ou trois coups de fil qui seront autant de coups d'épées dans l'eau.
Le sentiment que l'on connaît bien depuis notre quête épique de logement à Vancouver recommence à faire surface.

C'est un sentiment bien particulier. Il te prend dans le ventre lorsque tu cherches tes repères dans un endroit complètement inconnu. Un sentiment un peu semblable à une première semaine à ton nouveau job où tout le monde se connaît et sait ce qu'il a à faire, lorsque toi tu n'es que le petit nouveau. Vous voyez de quoi on parle ? Ce n'est pas très agréable. On demande l'addition, salée bien évidement. Presque 50 dollars pour deux ou trois verres de bière et une barquette de frites. On paye. La serveuse, à qui on venait de dire que l'on cherchait à s'installer pour trois ou quatre mois revient. " Bon, dit-elle, puisque vous vous installez je dois vous apprendre un truc. Pour le pourboire, c'est simple, c'est à peu près le montant qui est inscrit là". Elle nous montre la petite colonne qui renseigne sur le montant de la taxe liée à la consommation". Parce que vous comprenez, nous on vit avec ça." On la remercie pour la leçon et on reprend notre petite pièce de 2 dollars pour la remplacer pour un beau billet de 5. On prend nos manteaux et on s'en va. L'impression de Vancouver était bien installée désormais.

2 commentaires:

jey a dit…

Vous êtes sûr qu'elle a pas essayé de profiter de vous la serveuse?5 dollars!!!ça incite pas vraiment à la consommation si c'est vrai.

Juli1 a dit…

Je vois quel sentiment vous ressentez, comme un peu de trac et une grosse boule au ventre...

Je connais.

P.S.:Flash Info : La serveuse du Pub et une arnaqueuse et elle est recherchée par toutes les polices de la côte ouest.

A+
et surtout ne perdez jamais espoir...
Bisous de votre cousin / beau-cousin (dans les deux sens du terme)