1 juillet 2007

Canada day (seconde partie)

Nous arrivons donc sur la place du Canada, qui est tout confondu un quai pour gros et très gros bateaux de croisière, un cinéma Imax, un hôtel chicos, une promenade, une salle de conférence, des restos rapides... La tête dans notre nuage, nous n'avons pas parcouru plus de 2 ou 3 centaines de mètres mais nous atterrissons dans un autre monde. Nous allons prendre en quelques instant la mesure de ce qui nous sépare, petit français du peuple des kermesses de pissenlits et des 14 juillet rudipontain, des gens et de leurs fêtes populaires ici. C'est un TV show qui nous accueil, organisé par CTV, une chaîne locale. Nous entrons dans le bâtiment et nous sommes attirés par les animations pour les enfants installées dans l'immense salle de conférence. En déboulant dans la salle, nous remarquons bien évidement que les châteaux gonflables et autres toboggans multicolores ne sont pas adaptés à la morphologie des jeunes adultes que nous sommes. Peu importe, nous sommes désormais en mesure d'entendre qu'un concert genre rock bien acharné est donné un peu plus loin. Nos compagnons ne sont pas autant emballés que nous, nous prenons donc la décision précipitée mais ferme de nous séparer sur le champ et nous nous lançons à toute allure sur le chemin fléché par la musique, qui se fait de plus en plus forte au fur et à mesure que nous approchons. La grosse ligne de basse et les grands coups de grosse caisse et de caisse claire ont déjà suffi à nous exister. C'est comme grimper la butte de la grande scène quand derrière y joue un Queen of the Stones ages ou un Asian dub Foundation... Dernier virage, nous esquivons les derniers badauds et nos yeux accèdent enfin au spectacle que nos oreilles promettaient énorme, et là plouf, la douche glacée. On se voyait déjà dans un pogo plein de sueur et bien raté. Malgré l'énergie dépensée par le trio, tout le monde et bien tranquillement assis le cul sur sa chaise, l'air plus ou moins concerné par le spectacle. Même pour un concert d'Herbert Léonard ou d'André Verschueren, le public est plus vivant ... si j'ose dire. Tant pis, nous retrouvons nos amis et nous continuons notre route. En repartant, nous croisons des tas de gens avec le logo des différentes chaînes de télévisions sur la joue ou le front, ou ailleurs, on ne veut pas savoir. Puis, c'est l'heure de la chorale... Des enfants d'une dizaine d'année, type européen bien sûr, avec un beau T-Shirt d'une chaîne de télé bien sur chante sur la scène mais sous les écrans télé géant où la chaîne sponsor continue de passer ses programmes. Cela pourrait passer inaperçu sauf qu'au moment de chanter l'hymne nationale, il passe des extraits de film ou l'on voit une femme défigurée sous tous les plans possibles et imaginables... Bref, voilà la grosse différence, c'est surtout qu'ici on n'éteint pas la télévision, même quand on sort, est nous trouvons ça terrible. Nous continuons notre chemin vers un parc plus tranquille puis nous irons voir le feu d'artifice.
Et c'est ainsi que ce termine notre fête du Canada, grosse journée pleine de rebondissements et d'émotions diverses, très difficile à transcrire sur le papier, même électronique.
Ah, on allait oublier. Comme nous sommes d'éternels assoiffés, nous avons voulu aller boire un coup pour finir. Eh bien nous avons été refoulés comme de vulgaires jeunots voulant prendre leur première cuite au Rudy's, défaut de carte d'identité...

1 commentaire:

Anonyme a dit…

T'as qu'à faire comme moi laisse toi pousser la barbe Nono mais si Sof ne va pas trop aimer!!!rrr