6 novembre 2007

Revivre


L'auberge de la paix est située en plein cœur de la vieille ville de Québec. Elle est vraiment le gîte idéal pour les voyageurs comme nous qui visent avant tout un prix abordable, quitte à se passer d'un certain "confort" et à partager leur chambre avec de parfaits inconnus. Elle a la particularité de ne pas être un établissement à but lucratif. Sa raison d'être est d'offrir un lit au gens de passage. La seule règle, hormis celles de bienséances propres à ce genre d'établissement que tout le monde veillera à respecter évidement, est l'obligation de se réinscrire avant 10 heure le matin pour la nuit suivante. On ne peut pas payer à l'avance. Ce qui est très confortable pour nous qui ne savons absolument pas combien de temps nous allons mettre pour trouver un endroit à nous. Nous tenons à ajouter que l'endroit est très propre, qu'il offre le petit déjeuner et que pour le coup, on avait notre chambre à nous tout seul et un lit double. La classe.



Voilà donc pourquoi, aux alentours de midi, une tête apparue au-dessus de nos oreillers, nous sortant de notre réveil avec une bien compréhensible surprise. "Vous restez cette nuit !" questionna l'homme un peu sèchement. "Euh, oui" Répondions nous de concert. Et c'est sans demander son reste que le visage disparu. Une demi-heure plus tard, Nono était à l'accueil et s'acquittait de la nuit suivante.
Nous ne voulions bien évidemment pas déroger à la règle, est d'ailleurs nous avions prévenu le jeune homme de l'accueil que nous comptions rester au minimum une semaine, et toujours pour notre défense, lorsque l'homme s'introduisait dans notre chambre, à notre montre il n'était que 9 heures.
Il est à peine passé une heure de l'après-midi lorsque nous quittons l'auberge. Ayant bien-sûr largement manquer les heures du petit déjeuner, nous nous lançons à la recherche d'un endroit pour boire un café. Si notre venue à Québec nous permet de renouer avec la langue française, elle nous permet également de renouer avec une partie de la culture qui nous est si chère et cela n'est pas négligeable après 8 mois passés en Colombie Britannique, vous pouvez nous croire. Nous tombons donc, après 50 ou 60 mètres, sur une boulangerie. Ils proposent une formule café, croissant, petit pain au chocolat... Ah... 8 mois on vous dit. 8 mois qu’on n’en avait pas vue la queue du petit pain au chocolat. On s'assied. L'air con probablement mais heureux. On est toujours à des milliers de kilomètres de chez nous mais pour la première fois depuis que l'on est parti, on ne se sent plus étranger.


2 commentaires:

jey a dit…

alors si j'ai bien compris vous aviez pas remis vos montres à l'heure depuis votre dernier vol? Je vous reconnais bien là.

Juli1 a dit…

La deuxième photo donne très envie...

...de manger des viennoiseries.

A+

Le boulanger